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La Fédération des Cités Libres - Le Scriptorium

La Fédération des Cités Libres

Un article de Le Scriptorium.

Sommaire

[modifier] Naissance de la fédération

En 1357, le départ du fils aîné du duc et la maladie de son père augura une période de troubles. Des aventuriers sans scrupule, surnommé la Main, débarqua à Blanport. Ils prirent le pouvoir en prenant en otage la duchesse régente et en soudoyant nombre de barons de l'ouest. Les provinces de l'est firent sécession, tandis que Griport restait neutre. Armandia fut alors secouée par une guerre civile qui allait durer plus de deux ans. Noirport vit, dans les premiers mois de la guerre, émerger les héros de ce temps: les Trois Armandiens. Tégid, barde fameux, Maedwige, le compagnon de Maître Schuntsu sur Luangia, et Alonis, un druide, se rencontrèrent dans la ville minée par un conflit interne. Après de nombreuses péripéties, ils y rétablirent l'ordre et placèrent à sa tête un conseil élu. Ils se rendirent ensuite à Griport pour négocier une alliance. La Main avait infiltré les plus hautes sphères de la cité et les Trois Armandiens échappèrent à un complot ourdi contre eux. Les traîtres furent démasqués et exécutés. Le clergé et l'amiral de la flotte, Randal, prirent le pouvoir. Une entente fut alors conclue entre les deux cités. Malheureusement, les Trois Armandiens n'eurent pas le temps de voir leur oeuvre achevée. Ils périrent tous les trois, dans les premières décades de 1358, dans un combat qui les opposa à un mage démoniaque, Zanfar Tah.

Le commandant des forces de Noirport, sire d'Aver, prit la tête de l'armée des cités alliées, tandis que l'amiral Randal cinglait vers Blanport avec son armada. L'offensive fut de courte durée pour le second, mais plus difficile pour le premier. A la vue des vaisseaux alliés, les citoyens de Blanport se levèrent contre la Main. Deux Doigts périrent dans les combats, afin de laisser le temps à leurs camarades d'assassiner la duchesse et de s'enfuir. Randal pénétra donc dans une ville qui l'accueillait en libérateur. La progression des troupes de d'Aver fut plus difficile. Il dut affronter les bandes de maraudeurs que la guerre avait jeté sur les routes. Les nombreux réfugiés qui fuyaient vers Noirport entamèrent son ravitaillement. Le général les nourrissait généreusement afin qu'ils puissent rallier sa cité sans problème. Pour éviter une pénurie, d'Aver marcha sur Lisle et proposa à la comtesse Marcia, qui dirigeait la ville en l'absence de son mari, d'acheter une partie de son blé. Elle avait en effet stocké la récolte à l'intérieur des puissants remparts et ne voulait pas la partager. Essuyant un refus, d'Aver n'eut d'autre choix que d'assiéger la cité. Le siège fut long et épuisant, mais les remparts furent finalement percés. Les troupes alliés envahirent la ville et y perpétuèrent de nombreuses exactions. Les greniers et les maisons y furent pillés, les femmes violées et la comtesse Marcia assassinée. Le général essaya de punir les criminels mais il ne réussit qu'à mécontenter ses hommes. Par crainte d'une mutinerie, il laissa faire.

Les troupes alliées reprirent leur marche vers l'ouest. La résistance dans les fiefs centraux fut moins rude. De nombreux seigneurs et leurs hommes avaient été massacrés lors de la bataille de la Passe de la Hache, dans la première décade de 1358. Les usurpateurs qui les avaient remplacé n'avait ni soutien ni expérience et furent aisément renversés. Le fief de Kardevonhelm, le plus proche de Blanport, fut le seul à résister. Sire Kardevon, qui s'était allié rapidement à la Main et lui était resté fidèle, contre-attaqua si soudainement qu'il prit d'Aver au dépourvu. Il lui infligea une sévère défaite au gué des moulins, qui vit la destruction de plusieurs bataillons alliés. Les troupes, démoralisées et tenaillées par la faim, commencèrent à se débander. L'armée alliée fut sauvée par deux jumeaux Nains. Ces deux aventuriers, venus des lointaines montagnes du Vieux Continent, avaient combattu parmi les tribus montagnardes pour repousser les sbires du Culte de la Pieuvre. Ils entrèrent dans Kardevonhelm, à l'insu de la garnison, se taillèrent un chemin à travers les rangs des chevaliers qui protégeaient leur suzerain jusqu'à Kardevon. En brandissant sa tête du haut du donjon, ils mirent fin au siège. Les portes de la ville s'ouvrirent et l'armée alliée put trouver des vivres suffisants pour rallier Blanport. Randal y avait établi un conseil militaire, bientôt transformé en un conseil regroupant les militaires, les prêtres et les maîtres de guildes, sur le modèle de Noirport. Les armées alliées avaient remporté la victoire contre la Main et ses féaux.

Fin 1358, les représentants de toutes les cités se retrouvèrent à l'abbaye de Noirlac. Ce petit monastère isolé, jouxté par un lac profond, était un lieu d'ermitage avant que les moines ne soient tués par le sorcier Zanfar Tah, poursuivi par les Trois Armandiens. C'est en ces murs que périrent les héros de l'île. Peu après la guerre civile, on leur édifia, à la place des ruines de l'abbaye, un tombeau en marbre blanc. Autour furent construites l'Assemblée et la Commanderie, le siège des pouvoirs politique et militaire d'Armandia. Tous les fiefs de l'île se constituèrent en fédération, lors du Traité de Noirlac. Des émissaires furent envoyés dans les peuples des montagnes mais ceux-ci refusèrent l'offre de rejoindre la Fédération. Des campagnes d'extermination furent lancées dans les forêts pour les nettoyer de leurs monstres et bien peu y survivent encore.

[modifier] Fonctionnement

Abbaye de Noirlac :Tombeau des Trois Armandiens, siège du pouvoir exécutif et militaire (le commandeur).

Gouvernement de chaque cité:clergé et guildes (marchandes et de métiers)

[modifier] Les Port Libres

[modifier] Blanport

[modifier] Griport

[modifier] Noirport


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