Luangia
Un article de Le Scriptorium.
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[modifier] Histoire
[modifier] Histoire ancienne
L'île de Luangia n'est pas le résultat de l'effondrement de Merakide, le continent originel. Elle est apparue il y a près de 500 ans, alors que naissait à l'ouest le plus grand démoniste de tous les temps, Luang. L'odyssée de ce personnage tristement célèbre pour ses méfaits se termina sur les côtes de cette île, alors que sa flotte morte combattait celle de Shengyan. Le mercenaire pakhan Kronth aborda le vaisseau amiral de Luang et engagea le sorcier en duel. Par chance, il avait ramassé lors de la bataille une lame enchantée par la Loi, qui le protégea des sortilèges du démoniste. Il abattit Luang et le trancha en morceaux, qu'il jeta à la mer. Jamais plus on ne revit le courageux guerrier. Sans doute périt-il englouti avec le reste des navires morts-vivants...
Luangia fut alors considérée comme une terra nova. Les grandes puissances rivalisèrent diplomatiquement pour s'en emparer et on en confia finalement la gestion au Roi Orun Ier le Sage, qui venait d'unir les seigneurs d'Orunia, après un arbitrage du clergé de Lathor. Un monastère fut alors édifié, à la mémoire de Kronth et des héros qui avait combattu le Chaos partout sur Merakia. On éleva, sur la côte sud, un phare, pour guider les navires hors des écueils qui ceinturaient l'île, et une forteresse, nommée Castel Orun, pour prévenir d'éventuelles incursions. Deux villages furent également érigés, sur la côte nord et la côte ouest.
La mort d'Orun Ier marqua la fin de la colonisation de l'île. Son petit-fils, Orun II l'Indécis, ordonna d'abord qu'on bâtît un mausolée à la gloire de son grand-père, au-dessus des falaises de la côte est. Une cinquantaine d'ouvriers, d'ingénieurs et d'artisans partirent donc pour Luangia dans le but d'élever un colosse à la gloire de leur souverain défunt. Moins d'un mois après cette décision, Orun II, faisant face à une fronde de la noblesse sur son île, ordonna que tous les habitants, les soldats du fort et les gardiens du phare rentrent à Orunia pour y défendre le trône. On ne prit pas la peine d'avertir le chantier du mausolée et les ouvriers furent abandonnés à leur sort sur l'île. La végétation recommença à croître et elle envahit les champs autrefois cultivés. Les deux villages furent abandonnés, le phare et la forteresse tombèrent en ruine, tandis que le chantier du mausolée fut frappé par la famine et la dysenterie. Les survivants rallièrent l'abbaye, seul lieu civilisé sur l'île oubliée, et intégrèrent les rangs de l'ordre. Le monastère sombra dans l'isolationnisme le plus pur et l'orthodoxie la plus dure et l'ordre finit par s'éteindre, une trentaine d'année plus tard.
Luangia ne resta pas longtemps inhabitée. Vers 1100, la maîtrise de la vapeur assura aux Nains des Monts de Jade une prospérité inégalée. Cette révolution technologique provoqua une puissante émulation sur l'ensemble du Vieux Continent. L'Empire de Shengyan entama un plan de mise en valeur de ses terres, défrichant des forêts, asséchant des marais, détournant des rivières pour améliorer l'agriculture. Les Nains et les Shengyanis se heurtèrent alors aux Hommes-Bêtes, qui avaient jusque là vécu paisiblement loin des "civilisés". On arracha les arbres où nichaient les hommes-oiseaux. Les tribus d'hommes-lézards étaient chassées de leurs territoires aquatiques. Les résistances sporadiques furent aisément écrasées par les puissantes armées de Shenyan ou par les forces Naines. Les chefs des tribus menacées se réunirent alors et décidèrent de migrer vers une terre nouvelle, que leur avait révélée Fanya. Les hommes-oiseaux prirent leur envol, tandis les hommes-lézards construisaient des navires pour rallier la terre promise. Les courants cléments les menèrent à Luangia, où ils recommencèrent à vivre paisiblement. Les hommes-oiseaux s'établirent dans la jungle, construisant leurs aires au sommet des grands arbres. Les trois tribus d'hommes-lézards bâtirent des villages au bord de la côte nord marécageuse.
Les Hommes-Bêtes ne furent pas les seuls proscrits à s'installer sur Luangia. Des sorcières (bien que l'on trouve parmi eux quelques hommes) pratiquant la Marrangha, une branche interdite de la magie, s'installèrent au nord, dans les ruines du village de Dray. Elle se contentèrent de s'essayer sans relâche à leurs expériences magiques et n'eurent aucun contact avec les nouveaux arrivants ou les derniers moines de l'abbaye. Les créatures qu'elles créaient étaient souvent des échecs et elles les relâchaient toutes dans les environs. Les plus affligées de mutations débilitantes mourraient sur place ou étaient la proie des plus fortes. Certaines créatures s'échappèrent dans la jungle et se mirent à se reproduire et à proliférer. Même les chasses régulières entamées par les hommes-oiseaux pour sécuriser les bois n'enrayèrent pas l'invasion. Deux espèces en particulier se sont bien adaptées à la jungle: d'une part des petits êtres contrefaits, parfois confondus avec des gobelins, qui vivent dans des terriers profonds et n'en sortent que la nuit ; d'autre part des géants difformes, affublés de nombreuses mutations, qui arpentent les forêts à la recherche de nourriture.
[modifier] Histoire récente
La coexistence plus ou moins pacifique entre les sorcières et leurs rejetons et les Hommes-Bêtes dura jusqu'en 1329. La prolifération des expériences démentes entraîna une réaction des hommes-lézards. Sans avoir consulté les hommes-oiseaux, ils s'armèrent et marchèrent contre Dray. Là, ils livrèrent bataille à des créatures plus immondes les unes que les autres que les sorcières lâchaient contre eux. Ils finirent par plier sous le nombre et se replier en bon ordre jusqu'au marais. Ce raid ne fut qu'une demi victoire pour chacun des camps. Les hommes-lézards avaient repoussé les créatures jusqu'à Bray et pacifié leurs terres. Les sorcières avaient résisté à une attaque d'envergure et pu voir leurs créations à l'oeuvre. Mais aucun des deux camps n'avait pu prendre l'ascendant sur l'autre. Les hostilités, vouées à reprendre, furent néanmoins arrêtées par l'arrivée sur l'île d'une puissante force du Chaos. Quinze navires, chargés de provisions, de matériel et de Skadiens, accostèrent dans la baie sud. Ils remirent rapidement la forteresse en état et agrandirent l'ancien port. Une fois leur tête de pont établie, ils s'enfoncèrent dans la forêt jusqu'au cratère du volcan Kang, qui dominait le centre de l'île. Là, ils commencèrent des prospections et découvrirent d'importantes veines de minerai. Ils en commencèrent donc l'exploitation, érigeant un complexe minier au coeur de la jungle. Les Hommes-Bêtes virent cette incursion d'un mauvais oeil, d'autant que les patrouilles se faisaient de plus en plus nombreuses à arpenter l'île et elles capturaient toute créature à même de travailler dans la mine. De nombreux rejetons de la Marrangha furent ainsi réduits en esclavage. Les hommes-oiseaux s'éloignèrent du sud de l'île pour se concentrer au nord ouest. Les hommes-lézards tentèrent quelques raids nocturnes mais ils furent tous repoussés...
La mine fut bientôt doublée de forges. Des armes et des armures destinées aux Darshandrams prirent la mer en grand nombre. La flotte de Shengyan, bloquée en rade par la menace des cuirassés nains, se résigna. Les autorités de Sablenoir organisèrent des attaques éclair contre les convois, envoyant quelques navires par le fond, mais trop peu pour endiguer le flot d'équipement à destination des forces du Chaos.
En 1355, les troupes Skadiennes cantonnées sur l'île furent remplacées par des mercenaires venus du Vieux Continent. Le Seigneur Kao, un obscur vassal de l'Empire de Shengyan, et ses hommes s'étaient taillés une solide réputation de régiment d'élite lors de la guerre contre les Nains. Contre monnaie sonnante et trébuchante, ils s'installèrent à Castel Orun et assurèrent la garde de Luangia contre d'éventuels envahisseurs.
En 1356, un culte chaotique vénérant les dragons débarqua sur la côte nord et traversa les marais des hommes-lézards sans rencontrer de résistance. Ils installèrent un camp au pied du volcan, près de l'endroit où un ancien dragon se serait écrasé, terrassé par un chevalier-griffon de Dun Sebhir. Les troupes de Kao accrurent les patrouilles dans la région et des escarmouches sporadiques les opposèrent aux sectateurs. Le Seigneur Kao et les meilleurs de ses hommes durent alors partir vers Myrmidia, mettant fin à une situation explosive entre le culte des dragons et les forces chaotiques.
Au début de l'année 1357, un orage bien plus violent que tout ce qu'on avait connu jusqu'alors frappa Luangia. La mine et la forteresse n'eurent pas en souffrir mais les navires en rade dans la baie furent tous envoyés par le fond. Les aires des hommes-oiseaux furent emportées tandis que des inondations ravageaient les villages des hommes-lézards. Dray fut la place de l'île la plus touchée par le phénomène. Une grande partie du village fut plongée sous les eaux par une vague dévastatrice. La moitié des habitants du village, tant des sorcières que leurs minions, périrent noyés. On ne le savait pas encore mais l'ouragan annonçait le retour sur terre de Luang, dont l'esprit avait été banni dans les limbes de la Mer du Chaos. Il s'était libéré de sa prison et revenait sur Merakia pour terminer l'avènement du Chaos.
Un arbre qui avait poussé sur le crâne du démoniste se mit à croire démesurément et il attira toutes sortes de monstres corrompus, des insectes géants, des esprits élémentaires pervertis et les abominations issues de la Marrangha qui avaient survécu. Cette horde disparate commença à menacer les mines et de nombreux mercenaires périrent dans la jungle en combattant ces monstres. Kaghetan, le second de Kao, fit fortifier les alentours de la mine et se contenta de défendre la place.
Au même moment, sur la côte ouest, accostèrent quatre navires marchands. Une centaine d'hommes vêtus de robes noires en sortit et s'installa dans les ruines de l'abbaye. Les disciples de Luang, un confrérie chaotique installée dans tout l'Empire de Shengyan, s'était rassemblée et avait décidé de partir à la rencontre de son maître.
[modifier] L'arrivée du Héros de la Loi
C'est alors que Maître Schuntsu arriva sur l'île, cramponné aux débris de sa trirème naufragée. Moins d'une demie journée après, deux individus, un paladin de Sablenoir et un mage de bataille appartenant à la marine de la Cité-Etat débarquèrent sur la plage. Leur navire avait été victime d'une tempête au large et seuls les sortilèges du dénommé Maedwige les avaient sauvé d'une mort certaine...
Les trois hommes se mirent alors en quête d'un point de civilisation dans cette jungle hostile. Le hasard leur fit rencontrer une patrouille de mercenaires de Kao. Ils observèrent alors les mouvements des troupes chaotiques, fort nombreuses, mais qui entamaient d'étranges manœuvres de chargement. Les navires se préparaient à appareiller. Ils s'enfoncèrent alors dans la jungle et atteignirent les contreforts du Kang. Une grotte leur parut un bon abri pour la nuit. Malheureusement, celle-ci donnait sur un complexe de tunnels qui se révéla être l'antre d'une créature très ancienne, le dernier représentant d'une race que l'on pensait disparue: une Abomination. Le dénommé R'Lyeth fut étonnamment accueillant. Il informa les trois compagnons de visions d'apocalypse qu'il avait eu, des scènes de victoire des forces du Chaos. Après cette rencontre impromptue, Schuntsu, Sidgorf d'Armandia et Maedwige se dirigèrent vers le nord. Du haut du Kang, ils embrassèrent du regard la vaste étendue verte de la jungle. Il repérèrent un ensemble de bâtiments un peu plus à l'ouest: l'abbaye. Ils la trouvèrent aux mains des sectateurs de Luang. Ils décidèrent de se faire passer pour des mercenaires et s'intégrèrent sans peine à cette armée hétéroclite qui se préparait à une bataille. En fouillant discrètement les ruines de l'abbaye, les trois compagnons découvrirent la mention d'une crypte cachée. Ils se mirent à sa recherche. Au coeur des catacombes du monastère, ils défirent des hommes du culte de Luang, envoyés pour détruire une lame sainte, celle de Kronth, le vainqueur du Démoniste. Ils s'emparèrent de la lame et remontèrent à la surface. Ils joignirent alors les rangs des exaltés et marchèrent jusqu'à un gué. En face, une troupe était rangée en ordre de bataille. Les disciples du dragon avaient rangé à leurs côtés des monstres de la jungle. L'affrontement fut long et sanglant. Les trois compagnons se distinguèrent par leur férocité, massacrant autant d'ennemis des deux camps qu'ils le pouvaient. La journée se termina par la victoire des disciples du dragon, malgré leurs pertes très lourdes. Schuntsu et ses deux amis s'enfuirent alors dans la jungle. Ils furent alors approchés par des hommes âgés. Les derniers moines de l'abbaye s'étaient retirés dans la forêt bien des années auparavant et il avait construit un petit fortin. Ils accueillirent les trois hommes fourbus et les soignèrent. Lathor leur avait prédit un grand destin, les signes ne trompaient pas.
Le chemin de Schuntsu, Sidgorf et Maedwige les conduisit auprès des hommes-oiseaux. Les guerriers de ce peuple s'étaient assemblés dans les ruines de l'abbaye. Ils firent des trois hommes leurs capitaines pour la bataille à venir, lorsqu'ils démasquèrent Luang, qui avait pris possession d'un vieux sage. Les Hommes-Bêtes formèrent le ban: hommes-lézards et hommes-oiseaux reforgèrent leurs vieilles alliances pour repousser l'invasion chaotique. Ils marchèrent sur Castel Orun et s'opposèrent aux Skadiens, sans Sidgorf qui quitta soudainement ses compagnons et disparut dans la jungle. La bataille fut rude. De nombreux braves moururent mais les troupes du Chaos furent défaites et leur chef, Kaghetan, occis. Alors que les combats s'achevaient, un démon se matérialisa. Schuntsu, de la lame de Kronth, l'abattit. Un tremblement de terre secoua l'île. Le Kang s'effondra sur lui-même. Luangia se fragmenta et une bonne partie de l'île sombra sous les flots. Les Hommes-Bêtes furent alors pour la deuxième fois contraints à l'exil. Ils prirent la mer sur les navires des Skadiens et se dirigèrent vers l'est...
[modifier] Géographie
L'effondrement du volcan Kang a fragmenté Luangia en quatre îlots de taille réduite.
- Le premier, au nord-est, est une lande désolée, balayée par les vents marins. Ses côtes sont d'abruptes falaises qui rendent l'accostage impossible. L'herbe qui y pousse est rase et il n'y a aucun arbre. En son centre, des puits karstiques exhalent des vapeurs soufrées. Des tunnels parsèment le sous-sol de cet îlot, mais personne ne sait où ils mènent. Les vapeurs irrespirables empêchent en effet toute exploration. Face à la mer, à l'extrême est, se dresse le mausolée d'Orun, épargné par le cataclysme. C'est le seul affleurement sur toute la surface de l'îlot désert.
- Le deuxième, au nord, abrite les restes de Dray. Bien peu de sorcières ont survécu à l'effondrement du cratère. Un nuage mortel a déferlé des pentes du Kang et a recouvert le village durant plusieurs heures. La plupart des créatures issues de la Marrangha ont péri, ainsi que nombre de leurs génitrices. Dray est pour moitié un champ de ruines. Les sorcières se divisent désormais en querelles intestines. Un clan, mené par Maa (ce qui signifie "Mère", dans leur jargon, le titre d'une adepte déjà âgée) Dernahri, souhaite quitter les restes de Luangia pour rallier une île de l'archipel des Flamboyantes et ainsi quitter une terre maudite, qui ne les a que trop affligé. Maa Ta'arn et ses partisanes préfèrent quitter les ruines de Dray pour aller s'installer à Castel Orun, une place forte d'où on ne pourra les déloger. La lutte, exacerbée par les récents évènements, pourrait dégénérer à tout moment et les habitantes un peu folles de Dray se transformer en furies hystériques. Pour l'instant, elles se contentent de s'invectiver, en continuant à habiter leurs cabanes à pilotis de Dray, où les "matériaux" nécessaires à leurs expériences commencent à manquer...
- Le troisième, au sud-ouest, est le plus important des quatre. Il est encore couvert d'une épaisse jungle. Sa côte nord est une falaise déchiquetée, souvenir de l'effondrement du Kang. Les autres sont de sable fin en revanche et l'îlot est aisément colonisable. De nombreuses bêtes sauvages continuent à infester les forêts, rendant l'endroit très dangereux. Outre des créatures issues de la Marrangha, des animaux (félins, grands singes) et des vermines de fort belle taille, les bois abritent une couvée de vouivres. On ne sait comment ces reptiles sont arrivés là, mais ils sont une menace pour des explorateur, car ils tendent à proliférer au dépend des autres espèces. Deux aiguilles de pierre se dressent vers le ciel, à l'ouest et au sud de l'île. A la pointe occidentale de l'îlot, un obélisque de pierre noire translucide est apparu peu après la mort de Luang. L'endroit est considéré comme maudit. Jamais les hommes-oiseaux qui habitaient la région ne s'en approchaient. Depuis les récents évènements, il a grandit, jusqu'à atteindre une vingtaine de mètres de haut. C'est un sinistre présage, qui annoncent à tous que le malfaisant Démoniste n'est pas mort et que son pouvoir s'est même accru...
Le phare en ruine dresse sa masse imposante au sud. Il était jusqu'à il y a peu le refuge d'une tribu d'hommes-oiseaux. Depuis la bataille de Castel Orun, il est désert. Des disciples du dragon survivants y ont trouvé refuge. Leur camp a été entraîné dans l'abîme avec le cratère. Leurs camarades sont morts et la précieuse dépouille du dragon a sombré dans les flots. Ces adeptes amers sont peu à peu corrompus par la magie qui émane de l'obélisque de Luang. Lentement, ils se changent en goules, des morts-vivants torturés, rongés par la colère... - Le quatrième îlot est constitué des terres entourant Castel Orun. La vieille forteresse n'a pas subi beaucoup de dommages, lors des combats ou de l'effondrement du Kang. Elle dresse toujours ses murs imposants et ses tours orgueilleuses au-dessus de la baie encaissée. Une morne lande, semblable à celle de l'îlot d'Orun, l'entoure, large d'environ un kilomètre. Les cours, le donjon et le port du château n'ont désormais pour seul habitant que le vent. On raconte qu'un important trésor a été oublié dans les caves du Castel. Il serait cependant gardé par les esprits des Skadiens massacrés par les Hommes-Bêtes, alors qu'ils se rendaient. L'endroit est lugubre et effrayant et les navigateurs évitent de passer à sa portée, de peur d'être maudits...
